Ludwig van Beethoven compose cette sonate entre 1802 et 1803, donc pendant la même période que sa 3e symphonie. L'oeuvre fut publiée en 1805 avec une dédicace au violoniste français Rodolphe Kreutzer (portrait du jeune Rodolphe Kreutzer à droite: Rodolphe Kreutzer, Éditeur: Breitkopf & Härtel (Leipzig), 1 impr. photoméc. (carte postale); 14 x 8,5 cm (feuille), Droits: domaine public, Identifiant: ark:/12148/btv1b8421521t, Source: Bibliothèque nationale de France, département Musique, Est.KreutzerR.005), d'où son appellation de Sonate à Kreutzer.
Selon toute vraisemblance (*) la sonate était toutefois d'abord dédiée au violoniste George Bridgetower (1778-1860), qui l'avait donnée en première audition avec Beethoven au piano (24 mai 1803). Mais suite à une querelle, Beethoven aurait changé la dédicace qui serait finalement allée à Kreutzer, que le compositeur avait connu en 1798 à l'ambassade de France et qu'il tenait en très haute estime. Kreutzer refusa toutefois toujours de jouer la sonate qu'il considérait «inintelligible» pour le public.
(*) D'après: Klaus Martin Kopitz und Rainer Cadenbach (Hrsg.), Beethoven aus der Sicht seiner Zeitgenossen, München 2009, Band 1, S. 127, Band 2, S. 1020).
C'est aujourd'hui l'une des plus célèbres sonates pour piano et violon de Beethoven, elle est la plus longue et la plus difficile dans sa partie de violon.
"[...] Le premier mouvement est introduit adagio dans le ton de la majeur par le violon. Après l'entrée du piano et un passage en mineur débute un presto véhément, charpente de ce mouvement qui se termine sur une coda énergique après un bref rappel du thème de l'adagio.
Le contraste est saisissant avec la douceur du second mouvement, superbes et amples variations dans le ton de fa majeur.
Le calme est soudain rompu par l'entrée du troisième mouvement, morceau virtuose et exubérant en forme de tarentelle, composé à l'origine pour la Sonate pour violon et piano op.30 n°1 et qui s'achève dans une course effrénée, comme par épuisement des deux instruments.[...]" cité de cette page de Wikipedia.
Parmi les transcriptions de cette sonate, à noter que Beethoven lui-même en a écrit une pour deux violons, alto et deux violoncelles.
Pour différentes éditions de la partition - ainsi que diverses transcriptions - voir cette page de l'IMSLP.
Dans l'interprétation que je vous en propose sur cette page, un document des archives de la Radio de Cologne, Hans RICHTER-HAASER accompagne Henryk SZERYNG. La prise de son date du 25 juin 1956, tel qu'indiqué lors de la rediffusion de cet enregistrement. Je n'ai pas (encore) pu établir avec certitude s'il s'agit d'un enregistrement de concert ou de studio: si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Vos remarques!
Voici donc...
Ludwig van Beethoven, Violinsonate Nr. 9 (in A-dur), op. 47, «Kreutzer», Hans Richter-Haaser, Henryk Szeryng, Kölner Rundfunk, 25.06.1956 (1. Adagio sostenuto - Presto 11:00, 2. Andante con Variazioni I-IV 15:19, 3. Finale. Presto 06:31)
Radiodiffusion (Archives Radio de Cologne) -> WAV -> léger DeClick avec ClickRepair (l'excellent logiciel de Brian Davies), quelques réparations manuelles -> FLAC
3 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP
(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.